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La protection sociale n'est elle pas devenue trop coûteuse avec des effets pervers et contreproductifs?s
- Corps de la contribution
- Le financement de la protection sociale nécessite de "confisquer" 22% du salaire brut du travailleur et 45% de ce salaire brut en cotisation employeur Au final le travailleur se voit être confisquer de 50% de son salaire brut brut!!! Sans compter ensuite le prélèvement à la source pour ceux qui paient un impôt sur le revenu!! Combien de contribuables perçoivent en prestations sociales plus que ce qu'ils gagnent? Cette situation a les effets pervers suivants: - le travail ne paie plus ou trop peu par rapport à ceux qui ne travaillent pas, ce qui incite à travailler "au noir". - Les classes moyennes se sentent déclassées. Elles ne peuvent même plus devenir propriétaire, menaçant en conséquence leur revenu disponible à la retraite. - Les prestations sont tellement nombreuses, généreuses et complexes que la protection sociale est devenue trop coûteuse avec des effets pervers et contreproductifs: les coût de distribution, des abus et des fraudes augmentent. Quel est le pourcentage des sommes prélevées qui sont effectivement redistribuées? Pourquoi n'y a-t-il pas un croisement entre les fichiers sociaux et fiscaux pour lutter contre la fraude? Pourquoi un trafiquant de drogue ne perd-il pas tous ses droits sociaux et en particulier son HLM? Quel est le salaire disponible d'une famille au revenu moyen? Quel montant, après loyer peut-elle consacrer au remboursement d'un emprunt? Combien de M2 cela représente-t-il dans une métropole ou dans le grand Paris?
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Conversation avec citoyen_lambda
Bonjour, il s'agit d'abord de comprendre ce que signifie un système assurantiel. On ne cotise pas, que ce soit à l'assurance maladie ou à l'assurance chômage, dans le but d'être un jour malade ou d'être un jour sans emploi, et de pouvoir récupérer en retour le prélèvement social que l'on a eu sur salaire. Non plus que l'on paye une prime d'assurance (automobile, logement...) dans le but d'avoir un jour un sinistre. Le but n'est pas de pouvoir récupérer la mise, c'est-à-dire le coût que l'on a dû supporter pour être assuré.
Il faut comprendre aussi ce que veut dire un système assurantiel solidaire. Ce que l'on verse en cotisations d'assurance maladie c'est pour que le malchanceux qui est tombé gravement malade puisse bénéficier de ce que la médecine propose de soins, y compris les plus coûteux dans les maladies les plus rares. Autrement dit, l'ensemble de la population cotisante est contributive à la prise en charge médicale individuelle d'une personne, principe de solidarité.
Bonjour citoyen_lambda. heureux de vous lire à nouveau ici. Il ne me semble pas que Huret conteste le principe assurantiel et de redistribution mais plutôt sa complexité et les opportunité d'abus qu'il offre aux gens peu scrupuleux
Huret oublie également que les cotisations ne portent pas que sur le travail mais également sur les revenus du capital par le biais du PFU (même si d'aucun ne le trouvent pas assez élevé).
De fait, la contribution de Huret est représentative d'un sentiment général des classes moyennes qui en proportion sont plus contributrices que les autres.
Si on n'y prend garde un mouvement d'opinion peu rapidement nous faire basculer vers un système à l'américaine qui, comme vous je pense, ne me parait pas souhaitable.
Oui, je ne vois pas qu'il serait enviable en termes d'assurances sociales de faire partie de la middle-class américaine. On s'en rend compte aussi en France lorsque l'assurance est laissée au libre choix de l'individu, combien d'indépendants souscrivent à une assurance perte d'activité, combien ont une couverture santé suffisante ? Alors certes un salarié peut se plaindre des prélèvements sociaux mais du moins il bénéficiera de l'allocation de chômage s'il perd son emploi, et son employeur a obligation légale de souscrire pour lui à une complémentaire santé collective dont les garanties sont portables jusque pendant 12 mois au cas où l'assuré se retrouverait au chômage Le droit du travail protège ainsi le salarié en France, quand bien même Huret considère le coût de cette protection comme confiscation d'une part conséquente de sa rémunération. Et comme la source aussi d'une manne redistribuée de façon dispendieuse à d'autres bénéficiaires de généreuses prestations. Opinion répandue
Il pourra profiter de tout cela.... Sauf que depuis quelques temps ces "chers" élus rabotent allégrement les allocations, remboursements, indemnités et autres ! Par contre les prélèvements eux ne baissent pas ! Vous parlez de confiscation d'une part conséquente.... Bien évidemment. Distribuée allégrement oui.
Les prélèvements ne baissent pas... n'ayons pas la mémoire effaçable. Exemple, qui se souvient que depuis 2019 la cotisation salariale d'assurance chômage a été supprimée pour les salariés, seuls les employeurs cotisant depuis lors ? Et qui pense à souligner que sur 41 millions et quelques de foyers fiscaux qui déposent une déclaration de revenus ils ne sont pas même 20 millions (45%) à subir le prélèvement d'un impôt sur leurs revenus. Et que sur ces presque 20 millions qui payent un impôt sur leurs revenus, un grand nombre (60%) bénéficient de réduction ou crédit d'impôt. Qui veut bien se souvenir aussi que tous les foyers fiscaux ont profité d'une suppression progressive de la taxe d'habitation sur leur habitation principale. Bref, c'est dire l'intérêt d'avoir une vision d'ensemble et qui ne se borne pas à l'instant T...
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