2026 - Aidez-nous à enrichir notre programme de travail
Vous pouvez participer au choix des sujets d’enquêtes.
Le coût complet du système énergétique
- Corps de la contribution
- Les trajectoires de transition énergétique françaises évaluent principalement les coûts de production, de réseau et de rénovation des usages. Cependant, les besoins liés à la résilience du système lors des épisodes de stress extrême — stockage longue durée, capacités pilotables de secours, flexibilités contractuelles, conversion et stockage saisonnier de l’énergie — représentent également des investissements potentiellement très importants. Dans ce contexte, la Cour des comptes pourrait-elle évaluer : • si les trajectoires d’investissement actuellement envisagées intègrent de manière consolidée le coût complet du système énergétique, incluant production, réseaux, stockage, capacités de secours et sécurité d’approvisionnement ; • si les capacités industrielles, humaines et financières mobilisables d’ici 2040–2045 apparaissent cohérentes avec ces trajectoires ; • si les hypothèses actuelles prennent suffisamment en compte les coûts liés aux situations prolongées de tension sur le système électrique ; • et enfin, si l’absence d’une vision systémique consolidée pourrait conduire à des ajustements tardifs dont le coût pour les finances publiques, les entreprises et les ménages serait significativement plus élevé qu’une planification anticipée.
Signaler un contenu inapproprié
Ce contenu est-il inapproprié ?
Détails du commentaire
Vous ne voyez qu'un seul commentaire
Voir tous les commentaires
Conversation avec Helion3
Il n'y a aucun rapport complet prenant en compte tous les besoins nécessaires à assurer le fonctionnement et la robustesse nécessaire pour un monde très électrifié en 2045 alors qu'une partie des centrales actuelles seront obsolètes, que de nombreux scénarios permettent de penser que des appels de puissances pouvant durer plusieurs jours ne sont pas couverts et que la PPE3 est très insuffisante.
Bonjour
Je vous invite à lire le rapport dont j’ai mis le lien dans le premier commentaire. En complément, vous pouvez lire le rapport « futurs énergétiques 2050 » de RTE qui compare les scénarios techniques et économiques incluant l’électrification. Il est donc faux de dire que ce travail n’a pas été fait. Et en l’occurrence, le travail de RTE complète bien celui de la Cour des comptes car cette dernière ne peut pas aborder de manière exhaustive les enjeux techniques.
https://rte-futursenergetiques2050.com/
Le rapport RTE :
analyse remarquablement le problème électrique,
démontre les contraintes physiques du système décarboné,
valide la nécessité de flexibilités et de stockage,
mais n’optimise pas réellement l’ensemble du système énergétique français sous l’angle :
économique global,
industriel,
logistique,
matériel,
ni sous l’angle de la résilience systémique de long terme.
C'est pour cela que cela mérite un réexamen
Vous n’êtes pas d’accord avec une politique publique, mais ça n’a aucun rapport avec la cour des comptes. Et ce que vous demandez à la Cour est soit hors de ses compétences soit existe deja. Contrairement a ce que vous dites, les centaines de pages du rapport RTE examinent l’angle industriel, économique et la résilience.
Vous devriez plutôt écrire à vos élus si vous n’êtes pas d’accord avec les politiques menées.
Si vous êtes soucieux des deniers publics, vous devriez éviter de demander à la Cour de faire des rapports qui existent déjà.
La distinction fondamentale que je veux maintenir est celle-ci : il y a d'un côté la légitimité politique d'un choix de transition énergétique, qui appartient effectivement aux élus et aux citoyens, et de l'autre l'efficience économique de la mise en œuvre de ce choix, qui est le domaine naturel de la Cour. On peut très bien soutenir la décarbonation du système énergétique français — ce que je fais — et simultanément demander qu'on vérifie que la trajectoire retenue est la moins coûteuse pour atteindre cet objectif. Ces deux positions ne sont pas contradictoires. C'est de la bonne gouvernance des finances publiques, pas une opposition à une politique.
La vraie question posée ici est simple : a-t-on sérieusement comparé le coût complet d'un système de résilience distribuée avec celui d'un réseau centralisé massivement renforcé, adossé à des centrales de pointe à très faible taux de charge ?
e ne conteste pas la qualité du rapport RTE. Il analyse sérieusement les contraintes d’un système électrique décarboné : intermittence, stockage, réseau et sécurité d’approvisionnement.
Mon point est différent : démontrer qu’un système fonctionne ne signifie pas démontrer qu’il est optimal économiquement et industriellement.
Le rapport repose surtout sur une architecture très centralisée impliquant un fort renforcement des réseaux et des centrales hydrogène/gaz de pointe qui fonctionneraient seulement 10 à 15 % du temps. Il chiffre ces solutions, mais compare peu cette approche à des architectures plus distribuées et potentiellement moins coûteuses à résilience équivalente.
C’est précisément là que la Cour des comptes peut avoir un rôle : vérifier l’efficience de plusieurs centaines de milliards d’euros d’investissements publics et parapublics, pas définir la politique énergétique à la place des élus.
Chargement des commentaires ...